Il n’existe que deux sortes de cœurs :
Des cœurs constants, des cœurs volages !
Les cœurs constants aiment à penser,
Qu’en amour, il faut se méfier,
Des sentiments intensifiés,
Qui ne sont pas faits pour durer !
Les cœurs volages de rétorquer,
Qu’en amour, dur de supporter
Ce goût pour la fidélité
Qui rend les cœurs dur à toucher !
Les cœurs volages se plaignent souvent
Qu’il faille supplier les constants
Avant qu’ils vous aiment réellement.
Ils disent que dans un premier temps,
Ils ne souffrent pas de votre absence !
Les cœurs constants répondent à ça
Qu’il vaut le coup d’avoir de la patience
Car ils ont plein d’amour dans le cœur,
Et bien plus qu’ils n’en montrent d’ailleurs.
Le temps ne vide pas ces cœurs-là !
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Et ton cœur à toi, est-il sage ?
Ou est-il au contraire changeant ?
Dis-moi un peu, quel est ton camp ?
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Dis-moi toi, qu’est-ce que tu préfères ?
Et lequel t’offre des mirages ?
Lequel te fait vivre un enfer ?
Les cœurs volages osent reprocher
Aux constants d’être souvent en tort
Car leur désir est si caché
Qu’il peine trop à les posséder.
Et que cependant même dès lors,
Cela se fait si lentement
Que les cœurs entièrement constants,
S’ils rencontrent des difficultés,
Acceptent leur sort, ne se battent pas,
Abritent leur cœur, en restent là !
Les cœurs constants disent honnêtement
Que les cœurs volages sont très ardents.
Mais qu’ils sont si pressés d’aimer
Que leur cœur est bientôt vidé.
Les volages dissipent leur amour,
Leur cœur s’épuise en peu de jours.
Et si vous quittez un tel coeur,
Avant qu’il ne se lasse de vous,
Il crie, se désespère, il pleure,
Puis le voilà guéri ! C’est fou !
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Et ton cœur à toi, est-il sage ?
Ou est-il au contraire changeant ?
Dis-moi un peu, quel est ton camp ?
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Dis-moi toi, qu’est-ce que tu préfères ?
Et lequel t’offre des mirages ?
Lequel te fait vivre un enfer ?
Les cœurs volages affirment franchement
Que si vous quittez un cœur constant,
Si vous vous détachez de lui,
Vous le blessez mortellement, qu’il dit !
Mais il ne fera pas d’éclats.
Un peu difficile de croire ça !
Il attend que le temps le secoure,
Tait sa douleur durant des jours !
Il est sérieux à ce point-là,
Qu’il pourrait mourir de sang-froid !
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Et ton cœur à toi, est-il sage ?
Ou est-il au contraire changeant ?
Dis-moi un peu, quel est ton camp ?
Des cœurs constants, des cœurs volages,
Dis-moi toi, qu’est-ce que tu préfères ?
Et lequel t’offre des
mirages ?
Lequel te fait vivre un enfer ?
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